dilluns, 17 d’octubre de 2011

JEAN-LUC RAHARIMANANA

respire


respire.  respire.  passe le gent.passe le temps .  respire.  prendre  ici  le thé du désert et écouter  le vrombissement dela ville.  respire et prends une pause hume le parfum du sable et ne tousse surtout pas si le pots d'échappement se rappellent encore à tes souvenirs.  respire et bois tranquillement.   il n'y a rien qui nous presse rien qui nous étraint rien qui peut nous arriver  il n'y a rien qui nous soit plus important que de boire ce temps qui se dépose chaudement dans nos ventre.  respire.  passent les gents.  passent...  le vent souffle dans le mur et agite légère-mentle plis et failles de la fresque déssinée .  chapeau melon et veste noire,nous sommes parés maintenant pour percer la muraille des temps.et regarde,  regarde.  dunes et sables.  sables et dunes.   roche et pierres et tout ce bleu tout ce bleu tout ce bleu qui nous arive du ciel du désert.  le vent souffle plus fort dans le mur et emporte mon chapeau.  il s'échappe.  et traverse la rue traverse le boulevard traverse l'avenue traverse la route.    il passe les gens il passe les ruelles il passe les allées et fend les sentiers.  il franchit les rails, éviten flèches et colères deThalys,  d'Eole ou de Corail.

passent les gents

respire. respire




JEAN-LUC RAHARIMANANA
( Antananarivo; Madagascar,1967 )



Excepcional escriptor polièdric i plurigenèric,  experimental i atrevit tan en la en la forma com el sentit, ha escrit novel.la ( Lucarne;  Le Serpent à plumes 1996; Rêves sous lineul,1998 ) teatre (Le prophète et le président,estrenat a Nova York, per Ubu Theatre el 1991 ) y  poesia , el mes cuida  on més destaca i cuida.Escriptor d'èxit prematur, a la edat de vint anys, al 1987, va rebre el preni J.J.Rabeabeivelo en el Concurs Nacional de Poesia de Madagascar.




 Dons


Le vent pour nous autres caresse.   La pluie pour nous autres enveloppe. Et je m'alonge tout contre la terre.     Elle cuchote.  Je n'entends pas tres bien. Sans doute, le coup reçu tout à l'heure. La terre,  pour nous autre, cuchote.  Je connais l'âpreté des chutes et des glissements.  Je connais la bleussure qui mine plus que l'éraflure à la peau.  Ce rêve m'habite encore.Il est réel. Le vent me caresse tandis que la pluie m'enveloppe.    Les gouttes ne réveillent pas la douleur à la peau.     L'éraflure.  La terre chuchotte et j'entends jusque'au pas des gens qui dansent par ici. Danse de la mi-
sère.  Souffles et fuites.  Le vent pour nous autres brise la douleur.    La pluie pour nous autres précipite les peines.   Je veux dire pré-
cipite et pousse la douler dans les ravines.  J'entends jusqu'au chuchotement de la terre.  Son chant  que je ne distingu pas bien.  Sans doute, le coup reçu tout à l'heure.  Avant que je ne tombe et ne connaisse à nouveau l'âpreté des chutes et des glissements. Mais cela ne fait rien.  Les feuilles pour nous autres son mortes  et amortissent nos chutes.   Je connais l'éflaure en lâme et cette douleur que j'offre à ma terre. Il vaut mieux que j'habite maintenanat ce rêve.  Que je ferme les yeux et close les songes.  Je pars.  Je disparais....


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